Raymond Poulidor, notre Poupou national, nous a quittés ce 13 novembre 2019… Il restera le maillot jaune de nos cœurs !

Adversaire de Louison Bobet, Jacques Anquetil puis d’Eddy Merckx, Raymond Poulidor a traversé presque deux décennies dans le peloton cycliste professionnel. L’Éternel second a quand même remporté 189 courses professionnelles… Poupou a ainsi mis dans sa musette : une Vuelta, un Milan-San Remo, un Grand Prix des Nations, une flèche Wallone, cinq Criterium National, deux Criterium du Dauphiné Libéré, deux Paris-Nice (et longtemps le record du Col D’Eze contre la montre), en plus de beaucoup d’autres succès. A cela, on rajoutera les 8 podiums du Tour. Pas mal non ?

Poulidor Tour de Rance &96è
Montagne ou contre la montre, Raymond Poulidor tentait toujours sa chance comme dans ce Tour 1967, ici devant Roger Pingeon. DR

Un champion populaire

Le Limousin n’a cependant jamais pu remporter le Tour ni porter le maillot jaune, son surnom d’Éternel Second vient de là. Mais sa lutte permanente pour y arriver, son sourire et sa bonne humeur ont fait grandir sa Poupoularité. Le public l’aimait toujours, même les plus jeunes qui ne l’ont pas vu courir. Nombre d’entre nous ont d’ailleurs été encouragés aux bords des routes par des “Vas-y Poupou !” bien longtemps après que Poulidor ait enlevé son dernier dossard…

Raymond Poulidor sur le Tour 1966
Le Limousin était aussi un rouleur remarquable, on le voit ici au départ du contre la montre par équipe du Tour 1966. Crédit Koch, Eric / Anefo

Toujours présent dans nos coeurs !

Malgré les années, sa présence déclenchait toujours l’affluence, que ce soit sur une vente de vélos à son nom, de dédicaces ou sur une course pro. Raymond Poulidor a su conserver un capital sympathie jamais entamé. Ces derniers temps on l’interrogeait beaucoup sur l’avenir de son petit fils Matthieu Van Der Poel que beaucoup voient briller sur le Tour. Le limousin restait prudent, prenant les succès comme ils venaient, sans extrapoler quoi que ce soit pour la suite. Mais on l’imaginait bien rêver secrètement d’un Van Der Poulidor en jaune ! Une chose est sûre, Poupou faisait, fait et fera partie du patrimoine cycliste à tout jamais. L’homme va nous manquer…